Résultats de l’enquête menée en 2022 auprès des professionnels en services de garde à l’enfance


Cette enquête est menée par le Partenariat canadien pour la santé des enfants et l’environnement (PCSEE) et la Fédération canadienne des services de garde à l’enfance (FCSGE), en collaboration avec une équipe de recherche de l’Université d’Ottawa.

Les résultats de cette enquête serviront à déterminer de quelle manière mieux soutenir les professionnel-le-s des milieux de garde à l’enfance dans leurs efforts visant à aménager des milieux de garde à l’enfance plus sains et plus « verts » afin de favoriser le bien-être des enfants et des employé-e-s. 

Disponible en anglais


Une enquête menée auprès des professionnels en services de garde à l’enfance canadiens révèle la présence de moisissures, de pesticides et de produits chimiques toxiques

Dans le cadre d’une enquête sur les milieux de garde à l’enfance dont les résultats ont été dévoilés à l’occasion de la Journée des milieux d’apprentissage sains (JMAS), environ la moitié des 2 000 professionnels questionnés à travers le Canada ont fait état de conditions malsaines pour les enfants.

Au cours des mois de mars et d’avril, des éducateurs, des employés de soutien, des administrateurs et d’autres personnes assumant des rôles de supervision dans les milieux de garde à l’enfance ont répondu à un questionnaire dans le cadre d’une enquête menée par le Partenariat canadien pour la santé des enfants et l’environnement (PCSEE) et la Fédération canadienne des services de garde à l’enfance (FCSGE), en collaboration avec des chercheurs de l’Université d’Ottawa.

Les répondants au questionnaire ont indiqué être préoccupés par les risques que la pollution de l’air intérieur (64 %) et extérieur (69 %), la présence de substances chimiques dans les produits et les biens (69 %), le manque d’accès à la nature (68 %) et les changements climatiques (68 %) font planer sur la santé et le bien-être des enfants.

Les répondants ont en outre indiqué que le manque de financement (53 %) et de soutien de la part du gouvernement (45 %) constitue un obstacle à l’amélioration de la salubrité et de la durabilité environnementales dans les milieux de garde où ils travaillent. 

Ces résultats suggèrent que, malgré l’importance qu’accordent les professionnels en services de garde à rendre les milieux de garde à l’enfance plus sains et plus durables, le secteur manque de ressources et de soutien pour faire les changements requis.

Devant cette situation, et dans le but de souligner la JMAS, le PCSEE, la FCSGE et plus de 40 organisations à travers le Canada proposent collectivement une vision qui met l’accent sur dix aspects essentiels à la promotion de la salubrité et de la durabilité environnementales des milieux de garde à l’enfance au Canada.

Résultats de l’enquête

Dans le cadre de l’enquête nationale, les répondants ont été invités à remplir un questionnaire à propos de la salubrité environnementale du milieu de garde à l’enfance où ils travaillent. Voici un aperçu de ce qu’a révélé ce questionnaire :

  • 22 % des répondants ont rapporté la présence de moisissures ou d’odeur de moisi.
  • 29 % d’entre eux ont indiqué avoir perçu des signes de pollution de l’air ou des émanations (en provenance, par exemple, de travaux de rénovation, ou encore d’infrastructures industrielles, de commerces ou de routes situés à proximité de leur centre de garde).
  • 23 % d’entre eux ont rapporté la présence de problèmes de structure comme un toit qui coule.
  • 31 % d’entre eux ont constaté de la peinture qui s’écaille sur les murs, les boiseries ou les autres surfaces.
  • 33 % d’entre eux ont indiqué que les fenêtres des pièces fréquentées par les enfants ne s’ouvrent pas.
  • 30 % d’entre eux ont rapporté que les enfants passent du temps dans des espaces situés au sous-sol.
  • Seulement 20 % d’entre eux ont indiqué que le centre où ils travaillent a déjà fait l’objet d’un test de détection du radon (un gaz pouvant causer le cancer du poumon qui provient de la dégradation de l’uranium présent dans le sol et la roche); 42 % d’entre eux ont confirmé qu’aucun test de radon n’avait été effectué; et 38 % d’entre eux ne savaient pas si un tel test avait déjà été effectué.
  • 29 % d’entre eux ont rapporté un niveau de bruit excessif (en raison, par exemple, de la proximité d’une route, d’une infrastructure industrielle ou d’un aéroport).
  • 35 % d’entre eux ont indiqué que leur centre avait été affecté par de la fumée provenant d’un feu de forêt ou de broussailles au cours des deux dernières années.
  • 25 % d’entre eux ont indiqué qu’une infestation d’insectes avait eu lieu au cours de la dernière année.
  • 26 % d’entre eux ont indiqué qu’une infestation de rongeurs avait eu lieu au cours de la dernière année.
  • 22 % d’entre eux ont rapporté que des pesticides sont régulièrement utilisés à l’intérieur du centre.
  • 22 % d’entre eux ont rapporté que des pesticides (incluant des herbicides) sont régulièrement utilisés sur les pelouses et les jardins de leur centre.

« Ces constats sont préoccupants. Une impressionnante proportion de répondants fait état d’espaces dans les milieux de garde à l’enfance qui sont aux prises avec des problèmes de moisissures, de structure, de peinture qui s’écaille, d’infestation d’organismes nuisibles, de contaminants atmosphériques perceptibles provenant de la circulation ou d’usines situées à proximité et où, en plus, sont régulièrement utilisés des pesticides », déplore Erica Phipps, directrice générale du PCSEE. « En tant que société, nous avons le devoir d’améliorer la situation. Si nous voulons réellement nous assurer que tous les enfants au Canada bénéficient des meilleures conditions de départ pour rester en bonne santé et réussir leur apprentissage tout au long de leur vie, nous devons investir dans les milieux de garde, car les enfants y passent une bonne partie de leurs premières années de formation. »

« De plus en plus d’études scientifiques nous montrent que l’exposition continuelle à certaines substances toxiques, même à de faibles concentrations, peut altérerle développement du cerveau et du corps des enfants, et ainsi causer des dommages permanents », ajoute Mme Phipps. 

Bien que la plupart des répondants indiquent qu’il y a du soutien de la part des hauts responsables (73 %) et des familles (72 %) de même qu’une forte volonté au sein du personnel (71 %) pour améliorer la salubrité et la durabilité environnementales des milieux de garde à l’enfance, peu de mesures ont été entreprises dans ce sens jusqu’à présent. Interrogés au sujet d’une panoplie de mesures visant à réduire l’exposition des enfants aux produits chimiques toxiques et à la pollution, à économiser l’énergie ou à améliorer la durabilité environnementale des milieux de garde par d’autres moyens, la majorité d’entre eux ont répondu que de telles mesures n’étaient que partiellement appliquées ou pas encore en voie de l’être.

Selon Don Giesbrecht, directeur général de la FCSGE : « Ce questionnaire puise dans l’expérience vécue et le savoir de personnes qui travaillent chaque jour dans des milieux de garde à l’enfance à travers le Canada. Nous devons tenir compte de leurs préoccupations et nous attaquer à ces enjeux de salubrité environnementale. Les réponses au questionnaire montrent clairement pourquoi la mise en place d’un plan pancanadien pour les services de garde est tant nécessaire. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux doivent investir davantage afin d’aménager des milieux de garde qui promeuvent activement la santé et le bien-être des enfants. »

« Cette enquête révèle le fossé entre la volonté d’agir et la capacité de le faire », ajoute-t-il. « Les personnes qui travaillent dans notre secteur considèrent que la santé et l’environnement sont importants, et veulent donc voir des changements. Tout ce qu’il nous faut pour concrétiser ces changements, ce sont de bonnes politiques et un soutien approprié. »

Les résultats de l’enquête contribuent à relancer le débat national initié par la mise en place d’accords entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux pour investir dans les services de garde à l’enfance.

Des mesures progressistes pour améliorer la salubrité et la durabilité environnementales

Questionnés au sujet de différentes mesures progressistes visant à créer des milieux de garde à l’enfance plus sains et plus durables, les répondants ont indiqué que les suivantes étaient actuellement mises en œuvre dans leur centre :

  • Faire en sorte que les enfants accèdent régulièrement à des espaces verts ou naturels (55 %).
  • Réduire ou éviter l’usage de nettoyants qui contiennent des produits chimiques dangereux autres que ceux exigés pour répondre aux normes de santé publique (45 %).
  • Choisir ou utiliser des jouets et du matériel de bricolage qui ne contiennent pas de produits chimiques toxiques (44 %).
  • Assurer un ombrage suffisant (47 %).
  • Minimiser l’usage de pesticides (49 %).
  • Assurer un environnement sans parfum (43 %).

D’autres mesures, telles qu’interdire ou réduire la marche au ralenti du moteur des véhicules de sorte à diminuer les émissions de gaz à effet de serre, ont été rapportées dans une moindre proportion. 

Entre un et trois répondants sur dix ont indiqué ne pas appliquer pour l’instant certaines des différentes mesures proposées, mais souhaiteraient le faire. Par exemple, 25 % des répondants ont indiqué souhaiter économiser l’énergie, sans toutefois avoir entrepris d’action en ce sens. De même, 22 % d’entre eux souhaitent réduire l’usage des plastiques, sans toutefois avoir pris de mesures concrètes à cette fin.

Les résultats de l’enquête suggèrent en outre que les changements climatiques constituent l’aspect pour lequel l’écart entre les degrés de préoccupation et de prise en charge est le plus grand. Seul un répondant sur cinq (20 %) a indiqué que son centre de garde à l’enfance prend des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et lutter contre les changements climatiques — il s’agit de la mesure proposée présentant le plus faible taux d’adoption. Pourtant, plus des deux tiers (68 %) des répondants ont dit être très préoccupés ou plutôt préoccupés par les effets que les changements climatiques ont ou auront sur la santé et le bien-être des enfants.

Autres résultats de l’enquête

Réponse face à la COVID-19

Surprenamment, moins de la moitié (46 %) des répondants ont rapporté que leur centre de garde à l’enfance avait accru la ventilation ou pris d’autres mesures pour améliorer la qualité de l’air intérieur en réponse à la pandémie de COVID-19. Chez les répondants ayant indiqué la prise de telles mesures, l’ouverture plus fréquente des fenêtres était la plus souvent mentionnée (67 %), suivie par l’utilisation de purificateurs d’air portatifs (53 %), dont ceux dotés de filtres HEPA. Indice préoccupant indiquant que l’information sur les mesures sûres et efficaces ne parvient pas jusqu’aux professionnels en services de garde à l’enfance, près d’un répondant sur douze (7 %) a mentionné l’utilisation de purificateurs d’air à l’ozone, malgré l’arrêté d’urgence émis en 2021 par Santé Canada déconseillant l’utilisation de ce type d’appareils en raison des risques qu’ils posent pour la santé. De même, 12 % des répondants ont mentionné l’usage de nébulisateurs qui projettent de fines gouttelettes de produits désinfectants dans l’air, en dépit des préoccupations voulant que de tels appareils causent un accroissement de l’inhalation de ces produits par les enfants et les employés, et du manque de preuves démontrant qu’il s’agit d’un moyen efficace de réduire la transmission de la COVID-19. 

La situation n’est pas la même dans tous les milieux de garde à l’enfance

Les professionnels en services de garde à l’enfance qui ont indiqué que la majorité des enfants dont ils ont la charge vivent dans une famille à faible revenu étaient plus susceptibles de rapporter l’existence de conditions malsaines dans leur centre. Ces professionnels ont entre autres fait état de problèmes de structure; de la présence de plomb dans les tuyaux d’alimentation en eau; d’une infestation récente d’insectes ou de rongeurs; de la présence de moisissures ou d’odeur de moisi; d’un taux d’humidité trop élevé; d’un écaillement de la peinture; d’un problème perceptible de pollution de l’air; d’un niveau de bruit excessif dû à une autoroute, une usine ou d’autres sources de pollution sonore situées à proximité; et de l’utilisation de dispositifs libérant des désodorisants artificiels dans l’air.

Il existe par ailleurs une forte association entre les milieux de garde à l’enfance qui ne détiennent pas de permis et l’existence de conditions malsaines. Dans le cas de tels milieux de garde, les répondants ont notamment fait mention de problèmes de structure, de pièces sans fenêtres dans lesquelles les enfants passent du temps, d’une récente infestation de rongeurs, d’un usage régulier de pesticides à l’extérieur, d’une utilisation de produits nettoyants ou désinfectants à proximité des enfants, et d’un manque de végétation dans les aires de jeu extérieures.

À l’opposé, les répondants qui ont mentionné la présence d’aires extérieures pourvues de végétation étaient plus susceptibles de travailler dans des centres de garde à l’enfance conformes à la réglementation, et qui accueillent une faible proportion d’enfants qui vivent dans une famille à faible revenu, qui appartiennent à une minorité visible ou qui parlent une autre langue que le français ou l’anglais à la maison.

Les répondants qui travaillent dans des centres de garde conformes à la réglementation étaient également plus susceptibles de rapporter la mise en place de mesures pour améliorer la ventilation et la qualité de l’air en réponse à la pandémie de COVID-19.

Conséquences sur la santé des enfants

De plus en plus d’études scientifiques démontrent que l’exposition aux produits chimiques toxiques et aux polluants durant la période prénatale et les premières années de la vie nuit au développement cognitif des enfants, contribue à l’apparition de troubles d’apprentissage et de comportement chez ceux-ci, en plus d’affecter leur cheminement scolaire et la manière dont leur santé évoluera tout au long de leur vie (Bennett et coll., 2016). 

L’exposition précoce aux polluants et aux produits toxiques est liée au développement de maladies chroniques telles que le cancer, les maladies cardiovasculaires, l’asthme, le diabète et la neurodégénérescence (Clark et coll., 2020; Cooper et coll., 2011).

Le PCSEE et la FCSGE proposent des ressources en ligne aux professionnels en services de garde à l’enfance

Quelques jours avant la tenue de la Journée des milieux d’apprentissage sains, le PCSEE et la FCSGE ont mis en ligne un centre de ressources et une liste de vérification qui proposent des conseils pratiques et de l’information afin que les professionnels en service de garde puissent améliorer la salubrité et la durabilité environnementales de leur centre. Les résultats de l’enquête montrent que de telles ressources sont nécessaires, alors que près de neuf répondants sur dix ont indiqué souhaiter pouvoir les consulter, et que 47 % de ceux-ci ont mentionné que le manque d’information, de conseils et de formation constituait un obstacle au passage à l’action. 

Vers une vision nationale pour des milieux de garde à l’enfance sains et durables

Toujours dans le but de souligner la Journée des milieux d’apprentissage sains, le PCSEE, la FCSGE et plus de 40 organisations à travers le Canada proposent une vision pour des milieux de garde à l’enfance sains et durables au Canada

Cette vision met l’accent sur dix aspects essentiels à la salubrité et à la durabilité environnementales des milieux de garde. Ceux-ci touchent notamment la réduction de l’exposition aux produits toxiques; la promotion de l’accès des enfants à des aires de jeu naturelles; l’aménagement d’un environnement culturellement inclusif; et la lutte contre les changements climatiques à l’aide d’une conception et d’une utilisation appropriées des bâtiments, de mesures d’économie d’énergie et de l’adoption de sources d’énergie renouvelable. 

« Je suis convaincu que le Canada peut se doter d’un système de services de garde de classe mondiale qui contribue à l’épanouissement des enfants, prend exemple sur les meilleures pratiques de lutte contre les changements climatiques, et favorise l’établissement de liens entre les enfants et la nature qui, comme nous le savons tous, sont importants pour leur bien-être et le futur rôle de protecteurs de l’environnement qu’ils joueront », dit M. Giesbrecht. « Nous voulons que des actions soient entreprises pour concrétiser cette vision, et notre secteur souhaite ardemment faire sa part. »

Plus de commentaires sur la vision nationale

« Les enfants ont le droit de grandir dans des milieux d’apprentissage sains. C’est pourquoi les gouvernements doivent porter une attention particulière à la santé et à la sécurité des enfants alors qu’ils mettent en place le nouveau système pancanadien d’apprentissage et de garde pour les jeunes enfants. Un Enfant Une Place, une association canadienne qui défend les intérêts des services de garde à l’enfance à l’échelle nationale, endosse cette ambitieuse vision, de même que les recommandations faites par le Partenariat canadien pour la santé des enfants et l’environnement et la Fédération canadienne des services de garde à l’enfance pour promouvoir des milieux de garde sains et durables. Elles aideront les enfants, les parents et les communautés au cours des prochaines décennies. »

  • Morna Ballantyne, Un Enfant Une Place

« Ici, en Colombie-Britannique, nous recommandons d’apporter des changements politiques concrets qui favoriseraient la concrétisation d’éléments clés de cette vision nationale. Notre but est d’accélérer la transition de la Colombie-Britannique vers un système universel de services de garde à l’enfance et une économie propre, de sorte à améliorer la santé et le bien-être des enfants, des familles, des éducateurs et des communautés. » 

  • Sharon Gregson, Coalition of Child Care Advocates of BC

« Dans un monde de plus en plus incertain, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour honorer nos enfants en aménageant des espaces sains et stimulants où ils peuvent apprendre, grandir et s’épanouir. Or, si nous adoptons, en tant que société, les mesures mises de l’avant dans cette vision pour des milieux de garde à l’enfance sains et durables, nous pourrons atteindre cet objectif. »  

  • Raffi Cavoukian, Raffi Foundation for Child Honouring

« Jouons dehors Canada accueille favorablement et soutient l’énoncé de cette vision nationale à titre de cadre pour une action collective qui permettra aux milieux de garde à travers le Canada d’optimiser le bien-être des enfants. Des preuves irréfutables montrent que les enfants retirent des bénéfices à apprendre et à jouer dehors régulièrement, et à tisser des liens avec la nature. Investir dans des milieux de garde qui donnent amplement accès à des jeux extérieurs et au monde naturel sera bénéfique pour les enfants d’aujourd’hui et les générations futures. Cet énoncé de vision confirme la nécessité de modifier les politiques des différents paliers gouvernementaux pour permettre, accommoder, faciliter et encourager le jeu à l’extérieur à titre de composante fondamentale des milieux et des services de garde à l’enfance. »

  • Dr Mark Tremblay, président, Jouons dehors Canada; scientifique principal, Institut de recherche CHEO

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Pour plus d’information

Le Partenariat canadien pour la santé des enfants et l’environnement (PCSEE)

healthyenvironmentforkids.ca/a-propos/

La Fédération canadienne des services de garde à l’enfance (FCSGE)

cccf-fcsge.ca

La Journée des milieux d’apprentissage sains (JMAS)

lajourneedesecolesensante.ca